Malgré les vols fréquents, en particulier de provisions, l’établissement est prospère. Depuis les années 2000, l’histoire de la vie de Mary Seacole est de nouveau associée à l’histoire du pays, et on l’enseigne dans les écoles primaires du Royaume-Uni au côté de Florence Nightingale. Mary essaye de vendre le plus possible de ses provisions, mais est contrainte de vendre à perte aux soldats russes qui rentrent chez eux. Après une période d’abattement, Mary décide de se reprendre en main[13], elle se tourne vers le travail grâce à ce qu’elle appelle son « sang chaud créole »[18], différent du sang européen qui « se guérit dans le secret du cœur ». Mary Seacole est présente, sur la route de Cathcart's Hill. Les deux prénoms centraux d’Edwin Seacole sont intrigants : Robinson y voit « Horatio Nelson » et rapporte la légende qui fait d’Edwin le fils illégitime du premier Vicomte Nelson avec sa maîtresse Emma, Lady Hamilton. Elle a fondé des maisons de soin à Panama et en Crimée. Son autobiographie, Les Aventures extraordinaires de Mrs Seacole dans de nombreux pays[7] (1857), est un récit très vivant de ses expériences, et constitue l’une des premières autobiographies d’une femme métisse. Cette bibliothèque électronique en ligne collecte tous les ouvrages de recherche sur la santé des minorités ethniques ou des groupes multiculturels, les bonnes pratiques et leurs besoins. Won't give a helping hand? Travel back in time with the people who changed history! Plusieurs milliers de soldats de chaque pays ont été envoyés sur le terrain, et des maladies se sont très vite déclarées et propagées au sein des armées. On se souvient mieux d’elle en Jamaïque, où on lui a décerné à titre posthume l’ordre du mérite jamaïcain en 1991. L’épidémie reprend : la troupe d’Ulysse Grant en route vers Panama en juillet 1852 traverse Cruces. À son arrivée elle se présente au War Office, pour être envoyée en Crimée comme infirmière de l’armée, mais n’arrive pas à être reçue en entretien. Open hand and heart, ready to give L’armée britannique la connaissait sous le nom de « Mère Seacole »[4]. Vers 1821, Mary Seacole se rend en visite à Londres pour une année. Elle est citée en exemple comme une « noire cachée de l’histoire » dans les versets sataniques de Salman Rushdie comme Olaudah Equiano : « Voyez, voici Mary Seacole, qui a fait en Crimée autant qu’une autre dame à la lampe magique, mais étant noire, pouvait à peine être prise pour la flamme de la chandelle de Florence »[99],[100]. And now the good soul is "in a hole" Bien que ses remèdes n’aient qu’un succès modéré, elle n’a pas beaucoup de concurrence dans cette ville car les seuls autres soins sont administrés par un « petit dentiste timide »[34], médecin inexpérimenté envoyé par le gouvernement, et l’église catholique. To set her on her feet again What soldier in all the land Elle devient une figure importante dans le pays. Les maisons de Londres dans lesquelles elle a vécu sont ornées de plaques commémoratives installées par le grand conseil de Londres. Lors d’une escale à Malte, Mary Seacole rencontre un docteur qui venait de quitter Scutari. Elle est obligée d’attendre un bateau britannique[40]. Cependant, les coûts de production sont élevés, et la compagnie des jardins royaux de Surrey a elle-même des problèmes financiers. Le centre de recherche Mary Seacole vient de créer la bibliothèque NHS spécialisée dans la santé et l’ethnicité. Thousands of soldiers died from it. Riches comme pauvres ont succombé en grand nombre. Or il est à cette époque membre du parlement de Buckingham et très impliqué dans la British National Society chargée de l’assistance aux malades et aux blessés, ce qui fait dire à Robinson qu’elle avait peut-être dans l’idée de proposer ses services dans la guerre franco-prussienne[93]. Robinson suggère qu’elle puisse avoir été quarteronne, c’est-à-dire fille de métisse et d’un blanc (sa mère étant déjà métisse dans cette hypothèse). Mary Seacole se résout finalement à voyager jusqu’en Crimée sur ses propres ressources, pour y ouvrir un British Hotel. La quatrième est apparemment une récompense de Sardaigne (la Sardaigne s’est en effet jointe à la France et à l’Angleterre pour aider la Turquie dans la guerre contre l’Empire russe)[76]. Avant de partir de la Jamaïque, Mary Seacole avait appris par les journaux le déclenchement de la guerre contre la Russie, et quand les nouvelles de l’escalade de la guerre en Crimée atteignent Panama, elle se décide à partir pour l’Angleterre afin de proposer ses services bénévoles d’infirmière[42] pour expérimenter « le faste, l’orgueil et les circonstances de la guerre glorieuse », comme elle le précise dans le chapitre 1 de son autobiographie. Mary Seacole vend de tout « depuis l’aiguille jusqu’à l’ancre » aux officiers de l’armée et aux visiteurs de passage[55]. Curieusement, alors que Mary rapporte ses voyages dans son autobiographie, elle passe sous silence des évènements significatifs de l’époque, comme la révolution de Noël en Jamaïque de 1831, la suppression partielle de l’esclavage en 1834[25], ou la suppression complète de l’esclavage en 1838[26]. Il la met en contact avec la princesse de Galles pour qu’elle devienne sa masseuse personnelle, pour ses rhumatismes et sa thrombose[95]. When Mary Seacole died in 1881, her story was forgotten. Mary Seacole attribue cette épidémie à un bateau à vapeur en provenance de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane[18], ce qui démontre sa connaissance de la théorie de la contagion[30]. Sa tombe est redécouverte en 1973, un service de reconsécration a lieu le 20 novembre 1973, et son impressionnante pierre tombale est restaurée à cette occasion par la fondation du Commonwealth britannique des infirmières de guerre et le Lignum Vitae Club. Mary épouse Edwin Horatio Hamilton Seacole le 10 novembre 1836 à Kingston. Also known as: Mother Seacole . Combining traditional medical knowledge with a contemporary education, Seacole was highly respected in Kingston's society for her … Plus tard, dans un second courrier, elle va plus loin, déclarant que Mary Seacole « était une femme de mauvais caractère », qui gardait une « mauvaise maison »[58], c’est-à-dire un lupanar.